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Ramon Lull

Le Livre Blanc d’IEML, le métalangage de l’économie de l’information. 2019.
RESUMÉ. IEML est une langue à la sémantique calculable inventée par Pierre Lévy. Le “Livre blanc” (préprint) explique les grands principes, la grammaire et les premières applications d’IEML. (une centaine de pages)

Etre et Mémoire dans la revue Sens Public 2019
RÉSUMÉ Le premier enjeu de cet article est de replacer l’objet des sciences humaines (la culture et la signification symbolique) dans la continuité des objets des sciences de la nature. Je fais l’hypothèse que le sens n’apparaît pas brusquement avec l’humanité mais que différentes couches de codage et de mémoire (quantique, atomique, génétique, nerveuse et symbolique) s’empilent et se complexifient progressivement, la strate symbolique n’étant que la dernière en date des « machines d’écriture ». Le second enjeu du texte est de définir la spécificité et l’unité de la couche symbolique, et donc le champ des sciences humaines. Par opposition à une certaine tradition logocentrique, je montre que le symbolisme – s’il comprend évidemment le langage – englobe aussi des sémiotiques (comme la cuisine ou la musique) où la coupure signifiant/signifié n’est pas aussi pertinente que pour les langues. Le troisième enjeu de cet essai est de montrer que les formes culturelles et les puissances interprétatives de l’humanité évoluent avec ses machines d’écriture. L’émergence du numérique, en particulier, laisse entrevoir un raffinement des sciences humaines allant jusqu’au calcul de la complexité sémantique. Cet essai de redéfinition des sciences humaines dans la continuité des sciences de la nature suppose une ontologie – ou une méta-ontologie, selon l’expression de Marcello Vitali-Rosati – pour qui les notions d’écriture et de mémoire sont centrales et qui, en rupture avec la critique kantienne, accepte la pleine réalité de la spatialité et de la temporalité naturelle.

Le rôle des humanités numériques dans le nouvel espace politique dans la revue Sens Public, 2019
RESUMÉ. Alors que plus de 50% de la population mondiale est connectée à l’Internet, les grandes plateformes, et particulièrement Facebook, ont acquis un énorme pouvoir politique. Cette nouvelle situation nous oblige a repenser le projet d’émancipation des lumières. Je propose dans cet article que les chercheurs en sciences humaines et sociales relèvent ce défi en adoptant et en diffusant de nouvelles normes d’intelligence collective réflexive. Les communs de la connaissance, la science ouverte et la souveraineté des individus sur les données qu’ils produisent font l’unanimité. Mais ces principes incontournables sont encore insuffisants. La puissance de calcul et de communication disponible, combinée à l’utilisation d’IEML (une langue à la sémantique calculable), nous permettent d’envisager une mise en transparence des opérations de création de connaissance, de sens et d’autorité. Je présente ici les grandes orientations stratégiques permettant d’atteindre ces objectifs. Une révolution épistémologique des sciences humaines est à portée de main, et avec elle une nouvelle étape dans l’évolution de la pensée critique. (une cinquantaine de pages)

La Pyramide algorithmique dans la revue Sens Public 2017
RESUMÉ. Le medium algorithmique est une infrastructure de communication qui augmente les pouvoirs des médias antérieurs en y ajoutant la mécanisation des opérations symboliques. Son émergence au milieu du vingtième siècle résulte d’une longue histoire scientifique et technique que je résume au début de l’article. Je rappelle ensuite les grandes étapes de son développement (ordinateurs centraux, internet et PC, Web social, Cloud augmenté par l’intelligence artificielle et la chaîne de blocs) ainsi que leurs conséquences sociocognitives. J’évoque pour finir les développements futurs de ce médium dans la perspective d’une intelligence collective réflexive basée sur une nouvelle forme de calcul sémantique.

Les opérateurs élémentaires de la réflexionCahiers Sens public, 2018/1 (n° 21-22), p. 75-102. La philosophie qui a inspiré les “primitives” d’IEML.
RÉSUMÉ. Cet article tente de réduire au minimum les concepts fondamentaux nécessaires à la réflexion sur le sens. Deux concepts complémentaires, la virtualité et l’actualité, rendent compte des dualités de l’action et de la grande opposition métaphysique entre transcendance et immanence. L’actuel possède une adresse spatio-temporelle, il est situé dans le temps séquentiel et dans l’espace physique tridimensionnel tandis qu’on ne peut assigner d’adresse spatio-temporelle précise à l’abstraction du virtuel. Le triangle sémiotique rend compte des triades de la représentation. Le signe (1) indique (2) une chose, un objet ou un référent quelconque auprès (3) d’un être ou interprétant. Il n’y a de signe que « de » quelque chose et « pour » quelqu’un. Enfin, il faut pouvoir considérer explicitement une absence, y compris un vide de connaissance, pour poser des questions et réfléchir. Les six opérateurs élémentaires de la réflexion (virtuel, actuel, signe, être, chose et vide) fonctionnent de manière interdépendante et traversent tous les champs des sciences humaines et sociale : on étudie particulièrement dans cet article leur pertinence en sémiotique, épistémologie, cosmologie, religion, politique et économie.

Jung-Mandala

I will speak the 5th of September 2014 in Rio de Janeiro at the event Educaçao 360.

Here is my presentation: Algorithmic communication

The-Way-to-Go

Musée de demain

First, here is my presentation at the Rio Content Market, called “The Algorithmic Medium and its Content”

Then, see the slides and the video of the two conferences that I am giving in SENAC Sao-Paulo:
Cyberdemocracy (slides)
Lesson in cyberdemocracy (english/portuguese) video

Collective-Intelligence (slides)
Lesson in collective intelligence (english/portuguese) video

And finally the slides of my presentation in the Bienal do livro in Brasilia:
Algorithmic Textuality

ALL IN ENGLISH!

CI-EXISTS

SENAC

Moon gravity

Voici une vidéo qui explique en cinq minutes en français le “pourquoi” de l’invention d’IEML.

Pour en savoir plus, vous pouvez écouter un podcast sur France Culture d’une quarantaine de minutes.

IEML (pour Information Economy MetaLanguage) est une langue artificielle à la sémantique calculable qui n’impose aucune limite aux possibilités d’expression de nouveaux sens.

Etant donné un texte en IEML, des algorithmes reconstituent le réseau grammatical et sémantique interne au texte, traduisent ce réseau en langues naturelles et calculent les relations sémantiques entre ce texte et les autres textes en IEML. Le métalangage génère un immense groupe de transformations symétriques entre réseaux sémantiques qui peut être mesuré et parcouru à volonté par des algorithmes.

Utilisé comme système de métadonnées, le métalangage IEML ouvre la voie à de nouvelles méthodes d’analyse de grandes masses de données. Dans les médias sociaux, il supporte des formes inédites de communication hypertextuelle translinguistique et permet à des réseaux de conversations d’observer et de perfectionner leur propre intelligence collective. Pour les chercheurs en sciences humaines, IEML structure une bibliothèque encyclopédique ouverte et universelle qui se réorganise automatiquement selon les intérêts de ses utilisateurs.

Cliquez ici pour obtenir La Grammaire d’IEML, avec table des matières, index et hyperliens internes.

Consacré à la Grammaire d’IEML (en français), cette annexe à La sphère sémantique possède un contenu essentiellement formel et technique. Elle démontre notamment la calculabilité d’IEML et de sa sémantique, calculabilité qui fonde le projet de l’intelligence algorithmique. Une version anglaise sera publiée bientôt.

Il n’y a pas encore d’outils pratiques, c’est une recherche fondamentale dont les retombées techniques n’apparaîtront que dans quelques années… Patience…

Britannica

Steve Jankowski’s Master Thesis (Wikipedia and Encyclopaedism: A genre analysis of epistemological values Click Here!) is proof that a supervisor (me) can learn more from his student than the student from his supervisor. And I’m not speaking here about learning some interesting facts or methodological tricks. When reading the final version of the thesis, I truly learned about new, relevant and important ideas pertaining to digital humanities and post-colonial epistemology.

The main theme of Jankowski’s work is the “epistemological conservatism” of Wikipedia. This conservatism can be seen in two important features of this encyclopedia: its categorization system and its general theory of knowledge.

First, based on rigorous scientific methodology, this groundbreaking research shows that the paratextual headings of the famous online encyclopedia are very close to those of the 19th century Britannica. Since headings and disciplines form the meta-data system of the encyclopedia, or its chief categorization apparatus, we can say safely that it is one of the place where its tacit epistemology is hiding.

Second, based on a thorough historical study of the encyclopedic genre, Jankowski shows that the theory of knowledge officially followed by Wikipedia is also the theory of knowledge stemming form the movement of enlightenment and developed by modern Europe in the 19th century. According to this general framework, there is an “objective” scientific truth, that is produced by the scientific community according to its own academic rules (the primary sources) and a vulgarization of this objective truth by the writers and editors of the encyclopedia. Vulgarization is understood here as a kind of synthetic compendium of scientific knowledge for the “cultivated public” (meaning in fact: people having at least a secondary education).

These two discoveries are important for several reasons.

Wikipedia is one of the most consulted sites of the Internet and it is the first place where journalists, students and professors alike, go to find some basic information on any subject. This means that any epistemological bias in Wikipedia has more influence on the contemporary public mind than those exerted by the news outlets. A deeper influence, indeed, because Wikipedia is not only about facts, news or events but also about the basic structure of knowledge.

The idea that Wikipedia is epistemologically conservative may be counter-intuitive for many. Is not Wikipedia completely open and free? Don’t we know that anybody may write and edit this encyclopedia and that the editing process itself is transparent? Isn’t Wikipedia a fantastic example of international collective intelligence and one of the big successes of crowd-sourcing? Of course! But the big lesson of Jankowski’s work is that all this is not enough. There are still some emancipatory efforts to be made.

Wikipedia has opened new grounds by using hyper-textual tools, a crowd-sourced editorial process and an open intellectual property. These are all good and each should be pursued to further develop collective intelligence in online environments. But Wikipedia also contains within its DNA the typographic epistemology and the categorization system of good old colonial Great Britain.

In an increasingly data-centric society, when mastery of knowledge is the main asset of cultural, economic and military power, epistemology is key to the new politics. In this regard, Jankowski implicitly asks us two strategic questions. How can we build an organic and unified compendium of knowledge allowing as many categorization systems as possible? How can we integrate the different point of views on a given subject in a perspectivist way instead of imposing a “neutrality” or “objectivity” that reflects inevitably the dominating consensus? These sort of questions address epistemology’s crucial role in the new politics and within personal and collective identities.

 

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THE SEMANTIC SPHERE 1

Computation, Cognition and the Information Economy.

(Translated By Phyllis Aronoff and Howard Scott)

New advances in digital media offer unprecedented memory capacities, an omnipresent channel of communication, and ever-growing computational power.
We must ask ourselves how we can exploit this medium in order to augment our own social cognitive processes for human development.
Through a combination of a profound knowledge of humanities and social sciences, and an understanding of computer sciences, Pierre Lévy proposes a collaborative construction of a global hyper-cortex, coordinated by a computable metalanguage.
By fully recognizing the symbolic and social nature of human cognition, we could transform our current, opaque, global brain into a reflexive collective intelligence.

Amazon: http://www.amazon.com/Semantic-Sphere-Computation-Cognition-Information/dp/1848212518/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1310836670&sr=8-1

Written Interview in english: http://mastersofmedia.hum.uva.nl/2011/11/01/collective-intelligence-an-interv…

Video interview in english, sub-titled in portugese, about collective intelligence and the semantic sphere: http://bit.ly/vwTUgi

Review in english, by Yair Neuman: Technology becoming an Hypercortex

Written interview in english and spanish

More information here

CONTENT OF THE BOOK

1. General Introduction.

Part 1. A Philosophy of Information

2. The Nature of Information.
3. The Symbolic Cognition.
4. The Creative Conversation.
5. Toward a Mutation of Humanities and Social Sciences.
6. Information Economy.

Part 2. Cognition Modeling
7. Introduction to a Scientific Understanding of the Mind.
8. Computer Perspective: Towards a Reflexive Intelligence.
9. Overview of the Semantic Sphere IEML.
10. The Metalanguage IEML
11. The Semantic Machine IEML.
12. The Hypercortex.
13. A Hermeneutic Memory.
14. Humanistic Perspective: Towards Explicit Knowledge.
15. Observe the Collective Intelligence.

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